|
|
||
Intérêt pour la santé du lait cru provenant de vaches nourries à l'herbe Par le Docteur Ron Schmid* En 1970, j'ai emménagé sur l'ile de Martha's Vineyards. J'étais complètement détraqué du point de vue gastro-intestinal. J'ai alors commencé à m'alimenter essentiellement de fruits de mer, de légumes frais et de salades, de lait cru et d'oeufs achetés à la ferme voisine de mon habitation, avec un peu de viande et de pain complet. Mes problèmes de santé, que je n'avais pas réussi à régler pendant des années, disparurent alors complètement. Le lait cru est resté un élément essentiel de mon régime alimentaire. Depuis 1961,j'ai vivement recommandé le lait cru aux milliers de patients qui m'ont rendu visite à ma consultation de neuro-psychiatrie. J'exerce dans le Connecticut où tout le monde a le droit d'acheter du lait cru certifié sur toute l'étendue de l'état, sauf à Fairfield, ville où un bureau fachiste de la santé a imposé une mesure impossible à attaquer interdisant la vente du lait cru, en raison d'un manque de ressources financières de la ville. Le lait cru commercialisé dans le coin du Connecticut où je vis provient de la ferme Debra Tyler, à Cornwall Bridge. Debra nourrit 9 vaches sur ses 14 acres de prairies, soit un peu plus de 6 hectares (Note du Traducteur). 8 magasins de produits de santé du centre et du nord du Connecticut vont y chercher le lait qu'ils vendent. Il y a environ une douzaines d'autres exploitations certifiées pour le lait cru sur les 210 fermes laitières que compte l'état du Connecticut. Debra possède des vaches inscrites de race Jersey. La plupart des autres exploitations sont peuplées de Holstein, qui donnent plus de lait, mais un lait moins riche en protéines, en matières grasses et en calcium que celui des Jersey. Cette race a été sélectionnée en France pour la fabrication de fromages. La teneur en matière grasse du lait de ces vaches est bien au dessus de celle des Holstein à certaines périodes de l'année (4,8% au lieu de 3,5% pour le lait entier). Les vaches de Debra consomment surtout de l'herbe au printemps, en été et en automne, et l'hiver elles sont alimentées avec du foin complémenté par un mélange de maïs et de tourteau de soja cuit dans un rapport de 5 pour 1. La ferme a le label BIO. La certification revient à plusieurs centaines de dollars par an, et nécessite une quantité considérable de papiers administratifs. Cela veut aussi dire que Debra doit payer plus pour acheter des aliments certifiés BIO provenant d'usines situées plus loin que celles produisant des aliments localement qui sont BIO eux aussi, mais n'ont pas la certification. Ce qui pose d'ailleurs la question de savoir s'il y a vraiment besoin de demander la certification d'un aliment, quand on connait et fait confiance au fermier qui le produit. TÉMOIGNAGE SUR LE LAIT CRULe droit pour les habitants du Connecticut d'acheter du lait cru a été sérieusement menacé en 1984, quand le Comité de l'Etat pour l'Environnement s'est mis à faire des réunions sur la certification. Mais un vote presque unanime a permis de donner l'autorisation à de nouvelles exploitations de vendre du lait cru. J'ai apporté mon témoignage lors de ces audiences. Mon témoignage était une réponse aux objections élevées contre l'utilisation du lait cru par la direction du service de santé de l'état du Connecticut, et il apporte la preuve des avantages du lait cru. Il est résumé de la façon suivante par l'épidémiologiste de cet état:
Heureusement, les membres du Comité préposé à l'Environnement ont vu le peu de poids de l'argumentation des services de l'état, et ils ont voté en faveur du lait cru. Le lait dans l'Histoire et l'EvolutionTout le monde n'est pas d'accord pour penser que le lait devrait faire partie du régime alimentaire après l'enfance. Le principal argument avancé est qu'aucune espèce animale ne boit de lait après le sevrage, et que nous ne devrions pas le faire non plus, plus particulièrement parce que c'est du lait d'autres espèces. Nombre d'adultes ont des difficultés à digérer le lait et les allergies aux produits à base de lait pasteurisé sont monnaie courante. Alors cela donne créance aux arguments développés contre la consommation du lait. Il faut ajouter que de telles réactions sont la conséquence de la pasteurisaion elle-même et aussi celle de la mauvaise qualité du lait et des produits laitiers obtenus aujourd'hui dans la majorité des fermes conventionnelles. Bien que des susceptibilités génétiques individuelles puissent jouer un rôle, la réaction de l'organisme contre le lait dépend largement de la qualité et de l'état du lait en cause. La population suisse de la Loetschental Valleyat été l'un des groupes indigènes étudiés par Weston Price. Ils utilisaient le lait en grande quantité pour leur alimentation, les autres étant certaines tribus africaines, y compris les Masaï. Les habitants de cette vallée consommaient alors du lait cru, entier, frais ou fermenté à la fois, du fromage et du beurre en quantité substantielle. Le lait provenait de vaches en pleine santé nourries à l'herbe et était consommé cru, sans pasteurisation et sans homogénéisation. De tels aliments jouent manifestement un rôle capital dans un programme de santé établi pour des individus génétiquement incapables de digérer correctement le lait. C'est une source très riche de vitamines liposolubles A et D naturelles et d'autres éléments essentiels qui sont en quantité très faibles dans les régimes peu riches en graisses animales de qualité. Contrairement à l'opinion générale, des quantités libérales de graisses animales, en particulier celles provenant d'animaux nourris à l'herbe, sont essentielles au maintien en bonne santé et à la résistance aux maladies. Bien sûr, il est possible de vivre en bonne santé sans manger de produits laitiers. Price a trouvé des groupes humains possédant une résistance complète aux caries dentaires et aux maladies dégénératives chroniques sans absorber de lait. Mais l'alimentation de ces peuplades était invariablement riche en graisses animales, en calcium et autres minéraux, provenant d'autres sources que le lait. L'extrémité molle des os longs était communément grignotée, le corps de l'os et les os plats servant à la préparation de soupes et de bouillons diverss. La médecins contemporaine a découvert l'importance des apports alimentaires de calcium. Plusieurs études récentes ont montré qu'une pression sanguine élevée et certains autres problèmes de santé étaient attribuables à une carence chronique en calcium, y compris l'augmentation de la fréquence des cancers du colon et de la prostate chez l'homme, et l'ostéoporose et l'ostéoarthrite à la fois chez l'homme et chez la femme. Paradoxalement d'autres problèmes sont associés à de fortes consommations de lait et n'ont pas été relevés par les chercheurs, les nutritionnistes et les médecins spécialistes de l'alimentation. L'importance de la qualité et de la fraîcheur du lait explique ce paradoxe. Cette idée n'a pas été prise en considération pour expliquer certains effets négatifs de la consommation des produits laitiers. La domestication des animaux pour la production du lait remonte à quelque 8 à 10.000 ans, à une époque où certaines modifications génétiques de certaines populations en Europe, au Moyen Orient et certaines régions d'Afrique leur ont permis de digérer du lait à l'âge adulte. Le lait des animaux domestiqués commença alors à devenir un élément très important de l'alimentation humaine. Avec la domestication et la sédentarisation, de moins en moins d'animux sauvages étaient disponibles. Comme les populations se déplaçaient moins, la chasse perdait de l'importance et les gens se mirent à consommer plus de graines et de légumes. Dans cetaines peuplades, le lait remplaça les os des animaux comme source principale du calcium et de certains autres minéraux. Dans certaines civilisations où les adultes consommaient du lait, il était souvent utilisé sous forme de lait caillé ou fermenté. Cela ressemblait en quelque sorte à du yaourt fait maison; et une quantité importante du lactose (le sucre du lait) était ainsi décomposée par l'action des bactéries. Le yaourt ou le lait caillé sont plus faciles à digérer que le lait frais, en raison du fait que, si le caillage du lait n'est pas réalisé avant son absorption, cette opération nécessaire à la digestion subséquente doit se faire dans l'estomac même et elle dure plusieurs heures. Les adaptations lors de l'évolution des espèces sont toujours dues à une cause particulière. Les humains préhistoriques qui ont possédé la capacité de digérer le lait à l'état adulte possédaient une avantage de survie par rapport à ceux qui ne l'avaient pas : c'est le moteur de l'évolution. Dit de façon plus simple, nombre d'êtres humains acquirent la capacité de digérer facilement le lait cru, parce que le lait cru provenant d'animaux en bonne santé nourris à l'herbe leur donnait un avantage pour l'avenir. Cela les rendait plus vigoureux et plus aptes à se reproduire. Un tel lait reste un aliment merveilleux, qui nous amène des nutriments liposolubles, du calcium et d'autres minéraux présents en trop faible quantité dans nos régimes contemporains. Au cours des six années qui se sont écoulées depuis la présentation du rapport mentionné ci-dessus, je suis devenu plus convaincu que jamais de l'importance du lait cru pour les personnes de tout âge. Pour celles, très nombreuses, qui se nourissent de la façon que je leur conseille, le lait cru est la source prinipale de certains enzymes. Je suis convaincu que les enzymes sont de toute première importance dans la convalescence et dans l'obtention et le maintien d'une bonne santé. Des centaines de personnes que j'ai soignées utilisent le lait cru de la ferme Debra comme partie capitale de leur traitement naturopathique. Il n'y a pas de jour qui passe, que je ne sois reconnaissant du fait que je vive dans un Etat où les bureaucrates et les dictocrates de la santé ne nous aient pas dépouillé de ce qui devrait être un droit constitutionnel inaliénable. Je veux parler du droit d'acheter du lait cru et certains autres aliments sains, produits localement, en direct de ceux qui les produisent et les fabriquent. Il es impossible de sous-estimer l'importance du travail de Debra Tyler et de celui des fermiers qui lui ressemblent. Je rêve de voir enfin le jour où chaque Américain aura le droit d'acheter d'acheter lait cru, viande de boeuf, volailles et tout produits de la ferme, directement chez le fermier qui les produit. Ce jour où le joug des interdits et de la paperasserie auront été jetés à la poubelle et où nous serons à nouveau libres de produire et de consommer de vrais aliments bons pour la santé. Les hommes et les femmes qui ont fondé notre nation ne l'ont pas voulue pour que des intérêts commerciaux contrôlent notre alimentation et, par delà, notre santé. Ce droit appartient au peuple. Il en a été dépouillé. Il faut que nous unissions pour le recouvrer... *Le Dr Ron Smith a exercé la profession de médecin spécialisé en naturopathique, dans l'état du Connecticut depuis l'obtention de son diplôme du National College of Naturopathic Medecine en 1981. Egalement diplômé du Massachussets Institute of technology (le fameux MIT), il a enseigné la nutrition dans les 4 écoles médicales agerées aux Etats-Unis en matière de naturopathie. Il a été pendant un an directeur de clinique et médecin-chef du Collège de Médecine Naturopathique de Bridgeport. Il es membre de l'Association Américaine des Médecins Naturopathes et de la Société des Médecins naturopathes du Connecticut. Il fait aussi partie des Membres Honoraires de la Weston A. Price Foundation; Il est aussi le fabricant d'une ligne de suppléments nutritionnels, 100% naturels. Il est l'auteur de "Les aliments naturels sont vos meilleurs médicaments", dont la première édition remonte à 1986. |
|||
|
A Campaign for Real Milk is a project of The
Weston A. Price Foundation |